Autour du cloud

En mode cloud

Temps de lecture : 5 minutes
Mon « multicloud” et mes données
 
Voici ma journée en mode cloud :
Je fais la fille healty avec mes cours de yoga sur tablette, mes cours d’anglais (un jour j’y arriverais à parler cette langue de barbares 😉 )
J’ouvre ma messagerie collaborative (cloud Kabia), mes diverses applications de journaux, magazines et bientôt je vais avoir une machine à café qui connaîtra mes habitudes (www.spinn.com )
Je mets spotify en route, qui est sûrement sur des serveurs aux US tout comme Evernote sur lequel j’écris mes articles et Trello qui gère mes tâches … Je partage un fichier sur Pydio () ICloud garde mes photos, Gmail mes mails annexes (achats, newsletters)  qui regarde si mes contacts sont dans mon CRM Nimble et je commande mon UBER qui sait que … ma destination favorite est le bureau de UPE06 et qu’il vient me chercher en fin de soirée à l’alchimiste (priez pour mon âme en perdition) ….
 
J’ai donc mis en route différentes structures cloud en moins d’une matinée et voici une foule de données pour la CIA, le Mossad et les services du FSB 😉 
 
Pourquoi ce 3615Mylife ?
Cela démontre  que le cloud est toujours là, que chacun de nous l’utilise sans s’en apercevoir et ce en toute simplicité et que nos données personnelles sont mises à disposition des applications ainsi que les données d’entreprises.
 
Mes données, mon or 
Comment assurer la protection des données dans le cloud ?
Dire que tout est parfaitement en sécurité serait mensonge, rien ne peut être assuré avec certitude, une véritable montée des périls est constatée, la cybercriminalité, le cyberterrorisme, les changements de législations entre pays.
 
En matière de protections de données personnelles
Les dernières prises de décisions du président Trump, vont peut-être permettre de faire la part belle aux éditeurs tels que Bluemind (messagerie collaborative française), Pydio (stockage et partage des données) et aux hébergeurs européens.
Dès son entrée à la Maison-Blanche, le président Donald Trump a annulé l’accord entre l’Union européenne et les États-Unis qui garantissait que les données personnelles des personnes de l’Union et transférées aux États-Unis soient traitées selon la législation européenne et pas Américaine.(EU-U.S. Privacy Shield)

Google, Apple, AWS … pourraient couper leurs services de cloud, si l’Europe venait à riposter au niveau législatif, en attendant de trouver des “data center” pour installer les données de leurs utilisateurs européens.

En France nous avons eu durant l’automne 2015 une loi pour une république numérique*, qui fait obligation, aux responsables des traitements des données personnelles, d’informer les personnes physiques et morales sur la durée légale de conservation des informations.

L’une des autres craintes des plus souvent invoquées ? le fait de ne pas pouvoir travailler hors connexion ce qui est de moins en moins un obstacle comme décrit dans notre article
 
En matière de données de l’entreprise
Et que répondre à une des principales questions des clients, c’est la localisation des données et qui y a accès  ?
Car, et peut-être est-ce dû à notre caractère latin, nous aimons voir le lieu dans lequel nous mettons nos data et si cela peut être à deux pas de notre bureau* …

 

Pour cela la confiance entre le client et le prestataire est indispensable.Mais pas que !

Il s’agit aussi d’avoir à offrir une architecture en adéquation avec la sécurité nécessaire dans le Data center qui va abriter les données ( firewall, protection d’attaque DDOS …)  et savoir faire preuve de conseils, tant au niveau des sauvegardes que de la protection du WIFI, de la gestion des accès des données au sein de l’entreprise.
 
En tant que professionnel en hébergement de données informatiques je vois bien la difficulté de certaines entreprises en ce qui concerne les offres des revendeurs. Dans certaines offres tout est “packagé” par de grands groupes, certaines de leurs offres vont jusqu’à vendre les tablettes pour que le client soit totalement dans une sorte de tout-en-un, allant jusqu’au financement, avec la sensation pour certains d’être pris dans une souricière et pour d’autres une sérénité de n’avoir à ne consacrer leur temps qu’à leur coeur de métier.
Citation de moi  :p
Conseils, usages
On se doit de fournir des conseils et non dire un « laissez, nous nous chargeons de tout «  en mettant l’entreprise hors jeux sous prétexte de lui faciliter les choses … Ou bien pour camoufler certaines libertés prises: ne pas informer du lieu de stockage des données, ne pas aborder le contexte de réversibilité, ne pas parler de PRA, de sauvegardes et tant d’autres aspects …
Surtout ce qui me frappe ce sont les sites qui vous offrent des tonnes de propositions de produits estampillés cloud et de jargon technique qui ne font qu’installer le doute dans la décision de l’acheteur.
Alors oui l’usage du cloud est plus usité par les entreprises, mais elles ne sont pas encore prêtes à un produit cloud tout en un … Nous sommes tous face à des changements permanents et ne plus avoir la main sur nos données, qui représentent bien souvent la valeur ajoutée d’une entreprise, ne nous donne pas envie de signer en bas à droite des contrats.
 
 
Réalisme de l’hébergeur de data
Mettre en place des services cloud ne se fait pas en claquant des doigts, Cela demande des investissements conséquents en matériels, technologies et montées en compétences des équipes techniques et commerciales.
Il y a un coût d’investissement qui souvent est inversement proportionnel au CA généré dans les premiers temps d’installation de l’infrastructure de l’hébergeur, simplement un pari sur l’avenir, car les services cloud sont en forte croissance.
Comme avec les communications unifiées, pour permettre aux plus sceptiques de découvrir les avantages de UCaaS* et leur faire découvrir tout l’univers du monde en aaS
 
Encore faut-il que les commerciaux «  terrain «  puissent avoir les bons outils de vente à leur disposition, car si les entreprises sont friandes de certains services classiques comme les messageries collaboratives ou le stockage en ligne, la plupart des produits SaaS ne sont pas une priorité ni pour elles ni pour les vendeurs, alors que Les outils cloud des éditeurs et leur équivalence on-premise ne sont pas de vrais compétiteurs, car il apparaît que les ventes on-premise sont, certes plus faibles, mais que la baisse n’est pas si significative, alors peut-être est-ce là une résultante des forces de ventes ou des craintes des entreprises .
 
Cette cohabitation est intéressante, car le secteur est porté par de nouveaux axes de marchés, smart city, e santé, smart grids … qui nécessitent des approches différentes en matière d’utilisations des données et de leur gestion.
 
Le cloud, à mes yeux, c’est un peu comme Netflix, ou une grande maison de couture. Vos services informatiques doivent être à vos mesures et correspondre à vos attentes. C’est à nous, fournisseurs de services cloud, de définir et non pas limiter vos besoins.


Le mot de la fin : 
Les utilisateurs finaux ne sont pas concernés par l’IaaS , le PaaS ou le on-premise, ce qu’ils attendent c’est que cela fonctionne.
 Toujours de moi la citation :p
 
 
Lexique :
Datacenter (centre de données en français) est un endroit physique où sont rassemblées de nombreuses machines (bien souvent des serveurs) contenant des données informatiques
UCaaS (Unified Communications as a Service) : UCaaS est aujourd’hui le mode de communication le plus adapté pour les entreprises : il facilite les échanges entre les collaborateurs et offre plusieurs applications indispensables (les appels vocaux, la vidéo conférence, la web conférence, la messagerie instantanée,…)
On-Premise: A l’inverse d’un logiciel en mode SaaS, le logiciel on premise est installé sur les serveurs de l’entreprise.
 
*Kabia a créé un cloud en PACA, grâce aux différents data center de la région …

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *